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Loueurs en meublé non professionnels (LMNP) : ce qui change pour le régime micro-BIC

Loueurs en meublé non professionnels (LMNP) : ce qui change pour le régime micro-BIC

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) attire chaque année de nombreux investisseurs immobiliers en quête d’un revenu locatif optimisé fiscalement. Toutefois, à compter du 1er janvier 2025, ce dispositif fiscal connaît d’importantes évolutions. La loi de finances pour 2024 apporte en effet des modifications substantielles au régime micro-BIC, l’un des deux régimes fiscaux accessibles aux propriétaires LMNP, avec le régime réel.

Ces changements concernent principalement les seuils de chiffre d’affaires et les taux d’abattement forfaitaire, lesquels varient désormais en fonction du type de location meublée pratiquée. Voici en détail ce qui vous attend depuis le 1er janvier 2025, ainsi que les options à envisager pour optimiser votre fiscalité.

Le cadre fiscal des LMNP en 2025

Le régime fiscal des LMNP repose jusqu'à présent sur deux possibilités :

  1. Le régime micro-BIC (régime forfaitaire),
  2. Le régime réel d’imposition, sur option ou obligation au-delà d’un certain seuil.

Le régime micro-BIC a séduit de nombreux propriétaires du fait de sa simplicité administrative : pas de comptabilité complexe, seulement un abattement forfaitaire sur les recettes. Mais cette simplicité a un coût, et avec les nouveaux barèmes de 2025, certains bailleurs pourraient voir leur intérêt fiscal basculer en faveur du régime réel.

Les nouveaux seuils et abattements applicables dès le 1er janvier 2026

Voici ce que prévoit la réforme pour les trois grandes catégories de locations meublées :

  1. Location meublée de longue durée (résidence principale) : 50 % d'abattement micro-bic, 83 600 € de seuil de chiffres d'affaires ;
  2. Location touristique classée (meublé de tourisme classé) : 50 % d'abattement micro-bic, 83 600 € de seuil de chiffres d'affaires ;
  3. Location touristique non classée (courte durée) : 30 % d'abattement micro-bic, 15 000 € de seuil de chiffres d'affaires.


1. Location meublée de longue durée

La location meublée à usage de résidence principale (bail meublé de 9 mois ou plus) est désormais mieux valorisée fiscalement. Elle bénéficie d’un abattement forfaitaire de 50 %, avec un seuil de 83 600 € de recettes annuelles. Cette catégorie devient attractive pour les propriétaires qui souhaitent limiter la rotation des locataires et éviter les contraintes liées aux locations de courte durée.

2. Location touristique classée

Les meublés de tourisme classés continuent de bénéficier d’un abattement de 50 % dans la limite de 83 600 € de recettes par an. Cela concerne les logements qui ont obtenu une classification préfectorale en tant que meublé de tourisme (1 à 5 étoiles). Il est donc stratégique pour les propriétaires de faire classer leur logement pour maintenir cet avantage fiscal, notamment s’ils pratiquent la location saisonnière.

3. Location touristique non classée

Les locations de courte durée non classées voient leur seuil d’éligibilité drastiquement réduit à 15 000 € par an. Au-delà, le propriétaires est automatiquement basculé dans le régime réel d’imposition. De plus, l’abattement forfaitaire passe à 30 %, contre 50 % auparavant.

Pourquoi le régime réel devient plus avantageux pour de nombreux propriétaires ?

Avec la réduction des abattements, beaucoup de propriétaires vont perdre l’avantage fiscal du régime micro-BIC. Dès lors, il devient pertinent, voire obligatoire, d’envisager une option pour le régime réel, surtout si :

  1. Vos recettes locatives dépassent les seuils du micro-BIC,
  2. Vos charges sont importantes (intérêts d’emprunt, travaux, frais de gestion, assurances, taxe foncière, etc.),
  3. Vous souhaitez amortir le bien immobilier (ce qui n’est pas possible sous le micro-BIC).


Le régime réel permet notamment :

  1. La déduction des charges réelles, y compris les amortissements du bien, du mobilier et des travaux,
  2. Une fiscalité potentiellement neutre ou très réduite, voire un déficit reportable dans certains cas,
  3. Une optimisation personnalisée, notamment grâce aux services du Groupe MG et leur équipe de spécialistes en fiscalité immobilière locative.

Ce régime implique une tenue comptable rigoureuse et une déclaration fiscale plus complexe (liasse fiscale, bilan, etc.) qu’il est conseillé de confier à un expert-comptable, dont les honoraires font partie des charges déductibles.

Optimisation de votre LMNP : que faire maintenant ?

Afin d’anticiper votre prochaine déclaration, il est essentiel de vous préparer dès maintenant. Voici quelques recommandations :


1. Évaluez vos recettes locatives

Calculez le montant de vos recettes brutes annuelles et vérifiez si vous restez éligible au micro-BIC selon les nouveaux seuils. Si vous êtes proche ou au-dessus de la limite, le passage au régime réel devient incontournable.

2. Réalisez une simulation fiscale

Faites une simulation comparative entre le régime micro-BIC et le régime réel, en intégrant :

  1. Vos recettes annuelles ;
  2. Vos charges (intérêts, assurance, travaux, etc.) ;
  3. L’éventuel amortissement du bien.

Cela permet de visualiser l’impact fiscal réel du changement de régime et de choisir la solution la plus rentable.

3. Classez votre logement si nécessaire

Si vous faites de la location saisonnière, classez votre logement comme meublé de tourisme pour bénéficier du seuil et de l’abattement de 50 % (au lieu de 30 %). La procédure est accessible, peu coûteuse, et offre des avantages fiscaux et parfois locatifs (plus de visibilité, confiance des voyageurs, etc.).

Conclusion : une réforme à ne pas sous-estimer

La réforme du régime micro-BIC en 2025 marque un tournant décisif pour les investisseurs. En modifiant l’équilibre entre simplicité administrative et efficacité fiscale, elle met en évidence les limites du régime forfaitaire.

Le régime réel s’impose comme le choix le plus rentable pour les bailleurs avec des charges importantes : il permet de réduire, voire annuler l’impôt grâce à la déduction des frais réels.

Ainsi, il devient stratégique pour chaque bailleur :

  1. De repenser sa stratégie locative (durée, type de bail) ;
  2. D’adapter son régime fiscal (micro-BIC ou réel) ;
  3. Et de profiter des avantages du régime réel lorsque c’est pertinent.


Et maintenant ? Parlons-en ensemble !

Le Groupe MG vous guide dans votre fiscalité, car chaque situation est unique : patrimoine, revenus, objectifs fiscaux, situation personnelle. Le choix entre Micro-BIC et le régime réel, mérite une analyse personnalisée. Contactez-nous dès maintenant pour étudier la meilleure stratégie fiscale adaptée à votre profil et à vos objectifs (étude offerte et sans engagement).

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